Le Débat sur le parrainage en force , le procès de Djihadistes présumés pas en reste

  • Source: : APS | Le 12 avril, 2018 à 10:04:41 | Lu 662 fois | 0 Commentaires
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Revue de Presse

Le débat sur le parrainage électoral, avec toute sa charge politique, revient de plus belle dans l’intérêt des quotidiens, quoique la livraison de jeudi reste grandement intéressée par le procès en cours d’une trentaine de djihadistes présumés attraits devant un tribunal dakarois. Le quotidien L’As rapporte ainsi que le président de la République Macky Sall "affiche sa détermination à faire passer le parrainage" dont le projet de loi devrait être soumis à l’Assemblée nationale dont le bureau va se réunir ce jeudi selon le journal.

"Le parrainage sera maintenu", affiche L’As, citant le président Sall, qui se veut catégorique, pendant que l’opposition et une certaine frange de la société civile semble tout aussi déterminées à empêcher ce projet de loi portant modification du Code électoral de passer. L’Observateur de son côté rapporte que le secrétariat exécutif national (SEN) de l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir) s’est réuni mardi sous la présidence du chef de l’Etat, une rencontre qui "a permis aux apéristes de décliner leur plan de guerre en direction de la présidentielle de 2019".

"L’objectif de l’APR est de mobiliser plus de deux millions d’électeurs potentiels pour parrainer non seulement la candidature de Macky Sall mais aussi sa réélection", écrit le journal. "Tous contre le parrainage", signale pendant de ce temps le journal Le Quotidien, évoquant une levée de boucliers contre ce projet de loi. Selon le journal, le mouvement Y’en a marre notamment, en pointe de la contestation contre l’ancien président Abdoulaye Wade en 2011-2012, "promet un 23 juin si la loi va à l’Assemblée nationale".

Le journal fait référence au 23 juin 2011, correspondant à une date fondateur du mouvement des "forces vives" de la nation dont la mobilisation avait empêché le vote par l’Assemblée nationale de modifications constitutionnelles perçues par l’opinion comme relevant d’un processus de dévolution monarchique du pouvoir sous Abdoulaye Wade. De même, l’opposition "ne sera pas seule" contre le projet de loi sur le parrainage électoral, avec la décision du mouvement Y’en a marre de "se lancer dans ce combat", note Tribune.

Le directeur régional de l’ONG Amnesty International, faisant le constat d’une polarisation du champ politique sur ce sujet principalement et sur d’autres, souligne la nécessité d’asseoir davantage "une culture démocratique" au Sénégal. "En cette période préélectorale caractérisée par un manque de confiance et une forte tension entre acteurs politiques, notamment entre le pouvoir en place et l’opposition, le besoin d’apaisement s’impose", estime M. Tine, selon Sud Quotidien.

D’autant que le pays ne va pas bien, juge par exemple l’artiste musicien Ousmane Diallo dit Ouza, qui fait la Une du quotidien La Cloche, dans lequel il déclare par ailleurs : "Je n’ai jamais connu Macky aussi belliqueux". Rien de vraiment rassurant, surtout que dans le même temps, plusieurs journaux s’émeuvent des aveux "terrifiants" (Vox Populi) de présumés djihadistes dont le procès se tient depuis lundi devant un tribunal dakarois. "(...) J’ai formé une quarantaine de personnes (...). J’ai intégré AQMI pas pour le djihad, mais pour l’argent", écrit Vox Populi, rapportant des déclarations du suspect Abdou Karim Mbacké Bao.

"J’ai appris le maniement de kalachnikov, de lance-roquettes et de grenades", dit le même Bao, qui a combattu dans les rangs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, dans d’autres propos relayés par Le Témoin quotidien. "Confessions inquiétantes", s’émeut le quotidien national Le Soleil, selon lequel des "documents compromettants" ont été trouvés, qui devraient aider à la mise en œuvre d’un projet "pour que la charia s’applique au Sénégal", de l’aveu même d’un inculpé dans ce procès visant également l’imam Ndao qui serait leur cerveau. "Dans son ordonnance, le doyen des juges révèle que les inculpés voulaient instaurer un Etat islamique en Casamance ou à Kédougou sous la bannière de Daesh à l’image des Chebab de Somalie’, selon un document transmis par Ameth Bâ dit Zaïd à +Abu Anwar+ Diokhané", renseigne le quotidien Libération. BK/PON


Auteur: Aps - APS






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